25.08.2007
Décès d'un Grand Homme politique et universitaire
L 'ancien Premier ministre centriste français Raymond Barre (1976-1981), 83 ans, est décédé samedi à l'hôpital du Val de Grâce à Paris, où il était hospitalisé depuis avril dernier pour des problèmes cardiaques.
Né le 12 avril 1924 à Saint-Denis (Réunion), économiste, Raymond Barre a fait ses premiers pas en politique en 1959 comme chef de cabinet de Jean Marcel Jeanneney, ministre de l’industrie et du commerce sous la présidence du général De Gaulle. Il avait été Premier ministre du président Valéry Giscard d'Estaing de 1976 à 1981. Il a été également maire de Lyon (centre) pendant six ans, de 1995 à 2001, député centriste du Rhône à partir de 1978, réélu sans discontinuer et candidat malheureux à l'Elysée en 1988, où avec 16,53% au premier tour il avait été devancé par François Mitterrand et Jacques Chirac. Il s'est retiré de la vie politique active en juin 2002. Cet européen convaincu a été vice-président de la Commission européenne de Bruxelles, chargé des affaires économiques et financières de 1967 à 1973.
Professeur agrégé de droit et de sciences économiques à Sciences Po et professeur émérite des universités, Raymond Barre est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont un manuel d'"Economie politique" (1955 et actualisé en 1988), utilisé par des générations d'étudiants.
Le président Nicolas Sarkozy a rappelé suite à l’annonce de son décès, les "convictions européennes" de l'ancien Premier ministre qu'il a qualifié d'"esprit libre et indépendant" et de "personnage à part dans le personnel politique français". "Représentant éminent de l'école française de science économique, il eut la volonté de mettre son savoir au service de la cité, toujours fidèle, dans son engagement, à ses convictions européennes, libérales et sociales", dit encore de M. Barre le communiqué de la présidence de la République.
L'ancien président Valéry Giscard d'Estaing a de son côté déclaré que "la France vient de perdre un de ses meilleurs serviteurs", en apprenant le décès de son ancien Premier ministre.
"Son action s'inscrivait dans la grande ligne de ceux qui depuis Colbert (ministre de Louis XIV) ont construit la prospérité de notre pays", a déclaré VGE dans un communiqué transmis à l'AFP. "Raymond Barre était un homme d'Etat qui ne poursuivait aucun objectif personnel mais qui cherchait à assurer par une compétence exceptionnelle et un travail acharné le bien être de notre pays", a ajouté l'ancien président.
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08.07.2007
La politique d'ouverture du président SARKOZY
Nicolas Sarkozy va poursuivre "l'ouverture" paufinant ainsi sa politique de rupture, et cette fois en direction sa politique sera en direction des éléphants du PS comme Dominique Strauss-Kahn et Jack Lang. Le président de la République voudrait notamment faire de l'ancien ministre socialiste des Finances le patron du Fonds monétaire international (FMI)."J'essaie de faire ce que j'avais pensé devoir faire: l'ouverture, un style nouveau, une certaine rapidité de prise de décision", a-t-il énoncé. "Je l'avais rêvé, je le mets en oeuvre", a-t-il insisté. Le président de la république a proposé la candidature de M. Strauss-Kahn à la direction du FMI aux vues de ses compétences. "Je devrais priver la France de sa candidature parce qu'il est socialiste? Comment serais-je le Président de tous les Français si je raisonnais comme ça", s'est-il exclamé. Le président tient donc ses promesses électoales puisque l'ouverture en était belle et bien une d'entre elles.
Il a par ailleurs à un autre ancien ministre socialiste, Jack Lang, de participer à une commission chargée de réfléchir à une réforme des institutions. La même proposition a été faite par le président à Olivier Schrameck, ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin, et au juriste constitutionnel, classé à gauche, Guy Carcassonne.
La politique de rupture menée par le chef de l'Etat est perceptible sur d'autres fronts: jusqu'ici, la fête nationale du 14 juillet était l'occasion, pour le président de la République, d'accorder des amnisties ou des grâces collectives. . "Je ne ferai pas d'amnistie collective et je n'accorderai pas de grâce collective", a affirmé le chef de l'Etat, qui reconnaît toutefois "l'utilité, pour des raisons humanitaires ou exceptionnelles, d'une grâce individuelle". One ne peut que se féliciter de cet engagement puisque les peines sont prononcées en raison de la commission d'une infraction et elle est la réparation sociale de l'acte. De plus la justice doit conserver sa crédibilité....
Ses adversares politiques n'ont de cesse l'attaquer et notamment lui reproche d'être omniprésent. la pertinance de la réponse faite par le chef de l'ETat démontre une volonté d'action pour l'intérêt national, ce que l'on ne peut que souhaitait aux vues de l'état de la France "les Français ne m'ont pas élu pour regarder passer les trains (...). "J'ai été élu pour conduire une action. Je la conduis avec le Premier ministre", a-t-il affirmé, précisant au passage - et c'est aussi une nouveauté - que le chef du gouvernement allait "participer à la politique étrangère de la France".
En outre, le président Sarkozy ira lui-même expliquer ses orientations budgétaires devant l'Eurogroupe à Bruxelles. "L'économie, la croissance, le plein-emploi sont des sujets si importants que les chefs de gouvernement et chefs d'Etat doivent s'en préoccuper directement", a-t-il jugé. Ce n'est que pure logique aux vues des intérêts en jeu ....
10:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, ouverture, politique, Strauss Kahn, Lang, UMP, 14 juillet


