14.04.2008
Une nouvelle organisation pour la police nationale
De nouvelles unités de la police vont patrouillerdans les communes défavorisées de la banlieue de Paris, théâtre d'émeutes en 2005, pour lutter contre la délinquance, mais aussi tenter de créer un lien de confiance avec la population, remplacant ainsi la police de promximité mise en place par la gauche. Les 50 policiers des premières unités territoriales de quartier (Uteq) seront déployées dans certaines des banlieues les plus difficiles: La Courneuve, Clichy-Montfermeil et Saint-Denis.
Les missions qui sont assignées à ces unités sont profondément différentes et sont plus axées sur la répression, ce qui est souhaitable. Il s'agit donc de lutter contre la délinquance et obtenir des renseignements sur le terrain sur les bandes organisées et le trafic de drogue. il est également question de "rétablir le lien de confiance" avec une population qui s'est brisée. La police nationale au service de la nation et droit des nationaux à la sécurité, droit pour lequel ils ont abandonné des libertés pour entrer en société, se plaint de ne connaître des forces de l'ordre que les incessants contrôles d'identité et les perquisitions musclées. L'officier de police Catherine Vaillot, qui a grandi à La Courneuve et s'est portée volontaire dans cette nouvelle unité, se dit désespérée par le fait que "les gens ne vont plus au commissariat" pour signaler les crimes."Je veux développer le lien de confiance avec la population parce qu'elle attend beaucoup de nous dans les quartiers difficiles". "Il n'y a pas que des voyous dans ces quartiers, il y a des gens honnêtes, qui bossent, qui rentrent le soir et qui veulent la tranquillité".
Depuis les émeutes de 2005, les manifestations de violences sont croissantes et omciprésentes.Les dernières en date ont eu lieu à Villiers-le-Bel, en novembre 2007. Durant ces violences, qui ont duré trois jours, plus d'une centaine de policiers ont été blessés par des émeutiers armés de fusils de chasse et de pistolets à grenaille. Cette montée en puissance a vivement inquiété les autorités.
13:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : police nationale, sarkozy, premier ministre
24.08.2007
Les expulsions à risque pour les policiers français
Six policiers français ont été molestés à Conakry, le 16 août, en raccompagnant par avion dans leur pays deux Guinéens expulsés de France, provoquant un incident diplomatique entre les deux pays, suivi, selon la ministre de l'Intérieur française, "d'excuses" guinéennes.
Un responsable de la police aux frontières (PAF) à l'aéroport de Roissy a déclaré à l'AFP jeudi que ce genre d'incident arrivait "assez fréquemment", bien qu'aucun n'avait auparavant été rendu public.
Les policiers affirment avoir été reçus à Conakry "par un comité d'accueil" dont, faisaient partie deux policiers guinéens", ce que la police guinéenne a démenti. L'un des policiers guinéens "a frappé un collègue français", selon le PV.
Les six membres de la PAF souffrent de contusions et de douleurs costales ou dorsales et ont été "insultés" ou "pris à partie" par plusieurs personnes à Conakry avant de regagner la France.
"Nous avons demandé (...) au gouvernement de Conakry des explications", a dit à la presse la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, en marge de la commémoration du 63e anniversaire de la libération de Paris.
Il "a présenté ses excuses à la France" pour ces incidents "parfaitement inadmissibles", a-t-elle ajouté.
"Nous confirmons l'incident mais démentons que des policiers guinéens aient porté la main sur les policiers français", a pour sa part déclaré à l'AFP le directeur national des services de police de Guinée, Mohamed Bangoura. Interrogée sur ce démenti, Mme Alliot-Marie a déclaré qu'elle disposait "d'informations qui vont dans un autre sens".
Elle a ajouté avoir apporté son "soutien" aux six membres de la PAF "qui se verront décerner la médaille pour actes de courage et de dévouement", ce qui peut normal.
En début d'après-midi, le Quai d'Orsay avait annoncé avoir saisi les autorités guinéennes "qui se sont engagées à mettre sur pied (...) un dispositif d'accueil adéquat".
Toujours selon le PV des policiers de la PAF, les deux Guinéens expulsés étaient "agressifs" dès leur embarquement dans l'avion et "se sont mis à hurler" et à "rallier les passagers à leur cause".
Avant le décollage, plusieurs passagers ont accusé les policiers d'être "inhumains", prenant "fait et cause" pour les expulsés et préparant un "comité d'accueil hostile" en Guinée par téléphone portable. Les expulsions suscitent dabs l’inconscient un acte hostile et inhumain et les policiers sont des bourreaux. Les clandestins représentent bien une menace à l’ordre public tel qu’il est formulé par les autorités.
11:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PAF, police nationale, expulsions, clandestin, ordre public, Alliot Marie


