24.08.2007
Les expulsions à risque pour les policiers français
Six policiers français ont été molestés à Conakry, le 16 août, en raccompagnant par avion dans leur pays deux Guinéens expulsés de France, provoquant un incident diplomatique entre les deux pays, suivi, selon la ministre de l'Intérieur française, "d'excuses" guinéennes.
Un responsable de la police aux frontières (PAF) à l'aéroport de Roissy a déclaré à l'AFP jeudi que ce genre d'incident arrivait "assez fréquemment", bien qu'aucun n'avait auparavant été rendu public.
Les policiers affirment avoir été reçus à Conakry "par un comité d'accueil" dont, faisaient partie deux policiers guinéens", ce que la police guinéenne a démenti. L'un des policiers guinéens "a frappé un collègue français", selon le PV.
Les six membres de la PAF souffrent de contusions et de douleurs costales ou dorsales et ont été "insultés" ou "pris à partie" par plusieurs personnes à Conakry avant de regagner la France.
"Nous avons demandé (...) au gouvernement de Conakry des explications", a dit à la presse la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, en marge de la commémoration du 63e anniversaire de la libération de Paris.
Il "a présenté ses excuses à la France" pour ces incidents "parfaitement inadmissibles", a-t-elle ajouté.
"Nous confirmons l'incident mais démentons que des policiers guinéens aient porté la main sur les policiers français", a pour sa part déclaré à l'AFP le directeur national des services de police de Guinée, Mohamed Bangoura. Interrogée sur ce démenti, Mme Alliot-Marie a déclaré qu'elle disposait "d'informations qui vont dans un autre sens".
Elle a ajouté avoir apporté son "soutien" aux six membres de la PAF "qui se verront décerner la médaille pour actes de courage et de dévouement", ce qui peut normal.
En début d'après-midi, le Quai d'Orsay avait annoncé avoir saisi les autorités guinéennes "qui se sont engagées à mettre sur pied (...) un dispositif d'accueil adéquat".
Toujours selon le PV des policiers de la PAF, les deux Guinéens expulsés étaient "agressifs" dès leur embarquement dans l'avion et "se sont mis à hurler" et à "rallier les passagers à leur cause".
Avant le décollage, plusieurs passagers ont accusé les policiers d'être "inhumains", prenant "fait et cause" pour les expulsés et préparant un "comité d'accueil hostile" en Guinée par téléphone portable. Les expulsions suscitent dabs l’inconscient un acte hostile et inhumain et les policiers sont des bourreaux. Les clandestins représentent bien une menace à l’ordre public tel qu’il est formulé par les autorités.
11:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PAF, police nationale, expulsions, clandestin, ordre public, Alliot Marie
16.07.2007
La décentralisation et la politique du président
La vague de la décentralisation a commencé en 1982 avec la première loi votée mais il a fallu attendre la publication des décrets d’application de celle-ci. Mais la tendance ne s’est pas arrêté là. Une seconde loi a été votée en 2004 renforçant les principes déjà votées et ayant pour objectif également de compléter les déficiences de la première loi.
Le gouvernement de Monsieur Fillon semble accréditer cette volonté de décentraliser certains aspects de l’Etat qui peuvent paraître assez lourd et empêche un fonctionnement correct des institutions de la République. A cette fin, le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Christian Estrosi s'est rendu dans les îles de Saint-Barthélémy et Saint-Martin pour l'installation des Conseils territoriaux de ces nouvelles Collectivités d'outre-mer (COM), jusqu'alors communes de la Guadeloupe. C’est un aspect institutionnel nouveau prôné par la dernière loi de décentralisation.
Les présidents des Conseils territoriaux des deux COM, Bruno Magras (DVD) à Saint-Barthélémy et Louis-Constant Fleming (UMP) à Saint-Martin, ont tous deux été élus à l'unanimité des 19 et 23 membres de leurs Conseils.Devant le Conseil territorial de Saint-Barthélémy, M. Estrosi a assuré qu'il veillerait "à ce que les transferts de compétences se fassent dans le respect des engagements qui ont été pris".
Il a annoncé également, dans l'immédiat, la création en janvier 2008 d'un "local de rétention administrative" des immigrés en attente d'expulsion, celle d'une antenne de l'OCRTIS (Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants) "avec 14 policiers et gendarmes" durant le premier trimestre 2008, ainsi qu'un "renforcement" des effectifs de gendarmerie. La volonté de faire régner l’ordre public et au delà l’ordre public républicain est prégnant et on y voit la marque de Nicolas Sarkozy.
14:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, décentralisation, Estrosi, outre Mer, institution, ordre public


