09.05.2008

La lutte contre l'immigration clandestine s'intensifie

A la veille de la journée de l'Europe, François Fillon s'est rendu à Malte, nouvelle étape de sa tournée européenne. A cette occasion, il a abordé la question de l'immigration, sujet sensible sur cette île et l'une des priorités du semestre de présidence française de l'UE. En effet, l'an derrnier, quelque 1.700 immigrants sont arrivés à Malte, le plus petit pays de l'Union européenne et aussi le plus densément peuplé avec 400.000 habitants pour 316 km2. Ces derniers jours, trois corps d'immigrants ont été retrouvés près des côtes de cette petite île méditerranéene.

"La France souhaite avec Malte intensifier les contrôles en Méditerranée comme la France souhaite d'une manière générale intensifier les contrôles aux frontières de l'UE. C'est essentiel si nous voulons réguler les flux migratoires", a déclaré le Premier ministre français.

M. Fillon et son homologue maltais Lawrence Gonzi se sont mis d'accord sur la reprise des opérations Nautilus menées par les Marines des deux pays qui visent à empêcher une immigration clandestine par la mer. M. Gonzi a souhaité que l'Europe "fasse preuve de solidarité en partageant avec Malte le poids" de cette situation. "Malte seule ne peut pas résoudre le problème", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse commune. Les pays européens doivent être solidaire sur cette questiçon.

Par ailleurs, M. Fillon a convié M. Gonzi à Paris le 13 juillet pour le lancement de l'Union pour la Méditerranée à laquelle le premier ministre maltais a rappelé son total soutien.

01.08.2007

En marche pour la lutte contre les clandestins

Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement, évalue à "entre 200.000 et 400.000" le nombre d'étrangers clandestins en France, précisant que les immigrés en situation irrégulière ont vocation a être reconduits dans leur pays d'origine.

"Ma détermination est totale. Nous ne fermons plus les yeux et les premiers résultats arrivent, dit-il, 10.000 personnes ont été contrôlées depuis le début de l'année. Dans ce cadre, 275 employeurs et 536 étrangers ont été interpellés. C'est une augmentation de 300% en un an".

"Les immigrés en situation irrégulière ont vocation a être reconduits dans leur pays d'origine, poursuit le ministre, au contraire, ceux qui ont un titre deséjour régulier doivent être prioritaires pour accéder à l'emploi". M. Hortefeux estime que "les premières victimes de l'immigration clandestine, ce sont les étrangers qui, eux, ont effectué le parcours légal d'intégration". "Leur taux de chômage est supérieur à 20%. C'est pour ceux-là qu'il faut se battre", dit-il.

"Nous devons nous battre pour aider les dirigeants africains à offrir un avenir à leur jeunesse chez eux. Je me réjouis à cet égard des propos de Lilian Thuram qui, lors d'un voyage en Guinée, a encouragé les Africains à ne pas se laisser tromper par le prétendu eldorado français ou européen", affirme encore le ministre de l'Immigration.

"Nous avons besoin d'une immigration choisie et concertée. La priorité doit donc être donnée à l'immigration de travail, légale et maîtrisée. Elle ne représente actuellement que 7% des flux. Notre objectif est de parvenir à 50%", conclut-il.

Ce sont des paroles de bons sens, prônés par Nicolas Sarkozy durant la campagne électorale. Donnons une chance à notre pays pour réguler les flux migratoires et même les restreindre, de lutter contre les flux de clandestins que affaiblissent l’ordre public et compromettent les chances d’intégration des autres étrangers. La politique de co-développement a bel et bien été lancée lors du voyage en Afrique du chef de l’Etat français.