16.07.2007
La décentralisation et la politique du président
La vague de la décentralisation a commencé en 1982 avec la première loi votée mais il a fallu attendre la publication des décrets d’application de celle-ci. Mais la tendance ne s’est pas arrêté là. Une seconde loi a été votée en 2004 renforçant les principes déjà votées et ayant pour objectif également de compléter les déficiences de la première loi.
Le gouvernement de Monsieur Fillon semble accréditer cette volonté de décentraliser certains aspects de l’Etat qui peuvent paraître assez lourd et empêche un fonctionnement correct des institutions de la République. A cette fin, le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Christian Estrosi s'est rendu dans les îles de Saint-Barthélémy et Saint-Martin pour l'installation des Conseils territoriaux de ces nouvelles Collectivités d'outre-mer (COM), jusqu'alors communes de la Guadeloupe. C’est un aspect institutionnel nouveau prôné par la dernière loi de décentralisation.
Les présidents des Conseils territoriaux des deux COM, Bruno Magras (DVD) à Saint-Barthélémy et Louis-Constant Fleming (UMP) à Saint-Martin, ont tous deux été élus à l'unanimité des 19 et 23 membres de leurs Conseils.Devant le Conseil territorial de Saint-Barthélémy, M. Estrosi a assuré qu'il veillerait "à ce que les transferts de compétences se fassent dans le respect des engagements qui ont été pris".
Il a annoncé également, dans l'immédiat, la création en janvier 2008 d'un "local de rétention administrative" des immigrés en attente d'expulsion, celle d'une antenne de l'OCRTIS (Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants) "avec 14 policiers et gendarmes" durant le premier trimestre 2008, ainsi qu'un "renforcement" des effectifs de gendarmerie. La volonté de faire régner l’ordre public et au delà l’ordre public républicain est prégnant et on y voit la marque de Nicolas Sarkozy.
14:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, décentralisation, Estrosi, outre Mer, institution, ordre public


