14.08.2007

La lutte contre l'immigration irrégulière

Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, a entamé une visite de quatre jours en Guyane, au cours de laquelle il doit mettre l'accent sur la lutte contre l'immigration irrégulière. Il doit également aborder les problèmes économiques de la seule région européenne à avoir vu son PIB par habitant reculer entre 2000 et 2006, avec un taux de chômage à 29%.

 M. Estrosi a souligné récemment que la France allait "renforcer les moyens d'interpellation et de reconduite des étrangers en situation irrégulière dans les DOM", notamment en Guyane, où les effectifs de la police aux frontières (PAF) ont le plus augmenté depuis 2002. Il doit inaugurer des locaux de la PAF à Saint-Georges de l'Oyapock et se faire présenter le projet de pont sur le fleuve qui doit relier en 2009 Brésil et France.

 Un poste de contrôle routier permanent est installé au lieu-dit Bélizon sur la nationale reliant Cayenne à Saint-Georges de l'Oyapock (est), comme à Régina (est) et Iracoubo (ouest), d'autres postes ayant été placés en forêt profonde.

Des négociations internationales sont en cours, notamment avec le Guyana, dont les ressortissants en situation irrégulière ne peuvent être reconduits, faute d'accord deréadmission. Un projet de consulat honoraire est également en discussion.

Sur les six premiers mois de 2007, il y a eu 4.793 éloignements du territoire, contre 8.145 en 2006 et 5.942 en 2005, selon le ministère.

Mais de nombreux clandestins reviennent. En 2006, sur 9.711 étrangers illégaux reconduits à la frontière, 59% étaient déjà connus de la police.

Autre difficulté, le seul centre de rétention administrative a été déclassé en local de rétention administrative (LRA), limitant les rétentions à 48 heures. Au-delà, les étrangers doivent être reconduits ou relâchés.

05.08.2007

La promotion de la culture dans les alpes maritimes

Les Alpes-Maritimes, de par la pplace géographique et culturelle,  forment un creuset où les traditions culturelles, l’ouverture sur le monde et les richesses du territoire ont servi de ferment à l’inspiration et à la création artistiques.

Tout au long de l’année, le Conseil général des alpes maritimes offre son soutien aux nombreux événements qui mènent un public fidèle et enthousiaste toujours plus large vers les théâtres, les musées ou les salles de concert de l’ensemble du département.

Cette entité publique souhaite répondre à l’attente d’animation culturelle de toutes les communes du département en offrant des événements prestigieux et authentiques, gratuits et accessibles à tous. En complément des riches et diverses représentations artistiques devenues traditionnelles et fort appréciées du public, le Conseil général ouvre les Soirées Estivales au spectacle vivant et vous invite à pénétrer dans un univers mystérieux, raffiné et chargé d’émotion.

Au cœur d’un écrin patrimonial d’exception, les danseurs du Cannes Jeune Ballet et de la Pietragalla Compagnie sillonneront, tout au long de l’été, les villes et villages desAlpes-Maritimes pour vous faire découvrir des chorégraphies uniques qui allient performances corporelles et émotions esthétiques et artistiques inédites.

Le théatre participe pleinement à l’épanouissement personnel et culturel de toutes les générations. Avec des représentations  ambulantes le Conseil général initie une nouvelle forme de relation entre les artistes et les spectateurs. Durant une semaine, la Compagnie Bal illuminera les jardins des Alpes-Maritimes par sa créativité et son enthousiasme, et vous entraînera dans un univers fantasmagorique au cœur de ces joyaux de verdure.

Passionnés de musiques et d’art lyrique, amateurs de spectacles vivants et de créations contemporaines, chacun pourra trouver dans la programmation particulièrement riche de cette édition 2006 la sensibilité, l’authenticité et la qualité de Soirées Estivales enchanteresses dans les Alpes-Maritimes. 

16.07.2007

La décentralisation et la politique du président

La vague de la décentralisation a commencé en 1982 avec la première loi votée mais il a fallu attendre la publication des décrets d’application de celle-ci. Mais la tendance ne s’est pas arrêté là. Une seconde loi a été votée en 2004 renforçant les principes déjà votées et ayant pour objectif également de compléter les déficiences de la première loi.  

Le gouvernement de Monsieur Fillon semble accréditer cette volonté de décentraliser certains aspects de l’Etat qui peuvent paraître assez lourd et empêche un fonctionnement correct des institutions de la République. A cette fin, le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Christian Estrosi s'est rendu dans les îles de Saint-Barthélémy et Saint-Martin pour l'installation des Conseils territoriaux de ces nouvelles Collectivités d'outre-mer (COM), jusqu'alors communes de la Guadeloupe. C’est un aspect institutionnel nouveau prôné par la dernière loi de décentralisation.

Les présidents des Conseils territoriaux des deux COM, Bruno Magras (DVD) à Saint-Barthélémy et Louis-Constant Fleming (UMP) à Saint-Martin, ont tous deux été élus à l'unanimité des 19 et 23 membres de leurs Conseils.Devant le Conseil territorial de Saint-Barthélémy, M. Estrosi a assuré qu'il veillerait "à ce que les transferts de compétences se fassent dans le respect des engagements qui ont été pris".

Il a annoncé également, dans l'immédiat, la création en janvier 2008 d'un "local de rétention administrative" des immigrés en attente d'expulsion, celle d'une antenne de l'OCRTIS (Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants) "avec 14 policiers et gendarmes" durant le premier trimestre 2008, ainsi qu'un "renforcement" des effectifs de gendarmerie. La volonté de faire régner l’ordre public et au delà l’ordre public républicain est prégnant et on y voit la marque de Nicolas Sarkozy.